Si je peux empêcher
un seul coeur de se rompre,
je n'aurai pas vécu en vain.
En hommage à mon ami, Pierre Philippe, mon kinésihérapeute qui depuis deux ans toutes les semaines m'a réeduquée , écoutée , comprise .Avec le temps il était devenu un ami, un confident sur lequel je pouvais toujours compter, il m'a donnée de la force quand je baissais les bras, il m'a encouragée dans toutes mes actions.C'était un homme d'une grande humanité qui faisait honneur au corps médical car il a d'emblée voulu s'investir avec moi dans ma maladie rare alors que nombre de portes s'étaient refermées , triste réalité du terrain.Il va terriblement me manquer.La mer que nous chèrissions tous les deux l'a arrachée aux siens mercredi au large du cap frehel lors d'un naufrage en mer.
Reposes en paix mon ami.
magalie
Merci Stéphane pour ce si beau texte , je suis très touchée.
Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin, et part vers l’océan
Il est la beauté et la vie.
Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.
Quelqu’un à mon côté dit: « Il est parti ! ». Parti vers où ?
Parti de mon regard, c’est tout !
Son mât est toujours aussi haut.
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu’un près de moi dit « Il est parti »
il y en a d’autres qui, le voyant poindre à l’horizon et venir
vers eux, s’exclament avec joie: « Le voilà ! »
« C’est ça la mort »
Texte traduit d’un poète anglais